Un savant demandait à un poète:
- Pourquoi les femmes aiment tellement les fleurs ?
Le poète répondit :
- Parce qu'elle leur disent comment être.
Un savant demandait à un poète:
- Pourquoi les femmes aiment tellement les fleurs ?
Le poète répondit :
- Parce qu'elle leur disent comment être.
personnages intérieurs
a -- un rescapé du monde du travail
"marché"? de dupe, oui : "on perd sa vie à la gagner"
b -- l'adolescent attardé mais qui vieillit comment ?
c -- Éric Fantasio, poète de l'Imaginaire...
d -- le gentil naïf qui s'impressionne énormément de la présence d'un autre...
e -- le grand Ego bouffi d'orgueil
f -- le joueur d'échecs mais qui prend trop de risques pour être vraiment fort
Sartre a tout simplement radicalisé l'idée fondamentale de la phénoménologie, l'intentionnalité. Selon Sartre, tout est intention la part du sujet, intentionel de par la conscience, intentionnalité dans la réalité humaine.
Simple et radicale, sa proposition et intervention, dans le domaine de la pensée et spécialement dans le champ philosophique spécial de la théorie du sujet, n'en est que plus difficile à suivre. Beaucoup résistent et disent : "Non mais... il exagère!" On résiste à cette radicalité, je résiste, ça résiste...
Et il faudrait peut-être faire une théorie de l'inconscient pour expliquer toutes ces résistances. Mais Sartre n'a cure de cette exigence qu'il repousse comme un cercle carré, une contradiction dans les termes, une impossibilité de principe. Comment du point de vue du conscient faire la théorie de ce qui par principe voire totalement lui échappe ?
Domaine sensible de la Metaphysica specialis ou Psychologie, ou encore Geisteswissenschaften (qui se sont par la suite différentiées en dites "Science Humaines") selon les anciennes divisions, qui ne se dépêtraient pas de la filiation théologique voire du mandement mystique.
Mais l'approche phénoménologique bouleverse ces traditions et veut provoquer la fusion des problématiques de la métaphysique générale avec la métaphysique spéciale qui est celle du sujet. Le phénoménologue se lance à la recherche d'une continuité ontologique par-delà la dualité constatée du cosmos et de l'homme.
Le penseur moderne prend acte de la multiplicité des perspectives vitales sur le monde de la volonté de puissance,. à la suite de Nietzsche, intègre les récents résultats de la recherche scientifique et réorganise l'appareillage conceptuel, de même que la structure de rationalité devant correspondre au monde de la relativité générale et restreinte.
Le silence de ces espaces infinis ne nous effraie plus. Peut-être déjà parce que nous avons appris à écouter ce cosmos, son quantique éternel aux variations virtuellement infinies. À moins que cela ne soit plus son quantique virtuellement infini avec ses variations éternelles...
Observant lucidement cette profusion, aux possibilités définies, l'homme du troisième millénaire cherche à mieux connaître sa niche mais aussi à l'étendre dans ce cosmos. Simultanément cela relance l'urgence d'approfondir la connaissance de soi-même.
Comment, pour ce faire, plonger dans les profondeurs sombres, informulées, obscures ? Il y faut la puissance de déduction d'un Sherlock Holmes, un sens aigu d'observation, une structure spéculative informée, des techniques d'investigation dignes de ce "roman noir".
Nous sommes tous complices du crime, dit Sartre, et nous devons tâcher de regagner la possibilité de la réflexion pure. Même l'inconscient est intentionnellement caché, il se dérobe et pour cause! Mais on ne sait pas exactement laquelle... Pour Sartre il ne s'agit pas d'un envers de la conscience mais d'un implicite, que l'on peut retrouver en se questionnant sur les fins, sans dérobade.
L'intégrité d'un sujet touche à la mise en question de son projet originel d'être. Être, mais quoi ? Être, mais en vue de quoi ? Et l'idéalisme phénoménologique est en trajectoire de collision avec le scepticisme psychanalytique. À quand une théorie matérialiste, voire scientifique, de la subjectivité du sujet ? Est-ce même une bonne manière de poser la question d'une connaissance satisfaisante du fait d'être humain ?
Depuis quelques temps, cette pensée m'obsédait. Sa formulation est claire. Trop ? Provocatrice... D'une bonne dose de réflexion en tout cas.
" Ainsi la réalité-humaine n'est pas d'abord pour agir, mais être pour elle, c'est agir et cesser d'agir, c'est cesser d'être. " (L'Être et le Néant, éd. Gallimard, collectionTEL, p. 533)
Ici le "bénéfice secondaire" de ma névrose, il tient au fait que dans cette situation de blocage du désir, et tant qu'elle perdure, je puis me considérer comme étant dans une sorte de convalescence. Ce qui me permet de flatter mon premier penchant qui est pour la paresse, ainsi que la recherche, surtout de manière passive et évitante, d'une certaine quiétude.
Hier pourtant j'ai tenté de défier ce triste destin, en abordant cette jeune femme pour tenter d'initier une relation avec elle. C'était une émotion très forte, l'adrénaline battait son plein et j'avais les jambes non seulement flageollantes, ça tremblait très fortement au-dessous des genoux. Une très étrange sensation.
Je pourrais peut-être (re)devenir une sorte de Don Juan, si seulement je devenais "addict" (dépendant) de cette sorte de sensation et d'émotion. L'impression en tout cas de vivre intensément l'instant. L'exaltation de la conquête ? Mais pour moi dans ce cas-ci je crois bien que c'était la peur panique d'être, de me trouver, de me présenter nu et comme sans défense, ouvert et en proposant une ouverture d'amour et/ou d'amitié à une jeune femme et offert sans recours possible à la disposition, au jugement, acceptation ou rejet, devant le jugement d'autrui, finalement. Instantané et sans appel.
Peur du rejet. Peur du rejet ? La peur du rejet, devenu panique, pratiquement incontrôlable, à cause des blessures (narcissique) du passé aux traumatismes conservés vivants, non guéris, toujours saignants dans les méandres inconscients de la mémoire affective. C'est par la répétition et la réactivation de ces affects blessés que je suis devenu une personnalité évitante dans la vie civile. Un piètre citoyen. Mais il y a eu dès les débuts l'instauration d'un terrain favorable à ce type de névrose.
Je prétends que cela vient de la transmission caractérielle, génétique, donc, mais pas seulement, de la personnalité inquiète de mon père, tourmenté, irrité lui déjà d'une angoisse et névrose de rejet. Mais je prétends aussi qu'il a renforcé cette transmission génétique par le chaos qu'il a semé dans mes émotions par ses agirs dès les interactions au berceau. Cela se passait même avant l'âge de deux ans. Sous prétexte de jouer avec le jeune enfant, son premier fils, il le terrorisait.
Cela n'est pas exceptionnel. Je suis conscient que pratiquement tout le monde pourrait parler de tels sortes de traumatismes subis dans quelque part, tôt ou plus tard, dans leur histoire personnelle. Rarement le fait-on d'ailleurs. Je suis peut-être trop sensible. Mais le travail de l'écrivain comme du penseur, comporte, j'en suis convaincu, une grande part d'expressivité. Et je ne suis pas du genre, courageux sur cet aspect, à me cacher derrière d'abstraites théories, mensongères déjà lorsque abstraites. Non pas vérités universelles mais détachées de tout contexte.
Alors je me dis que je ne cesse pas d'agir, ni, donc, d'être, tant que je cherche à comprendre, me guérir, réagir ! Tant que je veux toujours continuer de vivre, à croître et à croire, je peux toujours tâcher de me mettre en mesure de (re)devenir moi-même, de me régénérer et de tenter, comme tout le monde, de m'équivaloir, ou me hausser au niveau de mon propre destin.
Ce printemps encore me ramène à l'optimisme. Je nomme plus précisément l'optimisme existentiel de Sartre. Il demeure fondamental, à côté de tant d'autres thèmes plus sombres, qu'ils soient théâtraux ou tenant d'une implacable lucidité. Je retiens de lui cette phrase, en particulier, disant : " on peut toujours faire quelque chose de ce que l'on a fait de nous. "
Être, oui ! Voilà l'affaire !
Être, oui, c'est la bonne intuition. Au départ la forme de vie cherche à survivre, et par tous les moyens, mais la conscience et les discours n'entrent pas dans les moyens dans les phases initiales du développement, s'il n'est pas empêché.
Et les premières «intentions», si l'on peut s'exprimer ainsi, ne sont pas véritablement conscientes. Un complexe d'instincts et de pulsions se conjuguent pour former un tout qui se défend bec et ongles, mais la culture vient rapidement superposer son propre code de brouillage... et rapidement les choses se compliquent diablement et c'est le décollage de l'évolution sociale qui prend place alors que socialement la survie proprement biologique
et/ou affective semble assurée.
Alors, ceci est ma propre proposition de meilleure traduction pour l'emblématique déclamation du Hamlet de Shakespeare :
«Être, ou ne pas... ? Être, oui! voilà ce dont il s'agit» , ou encore : «... voilà l'affaire! » .
Je suis convaincu que l'écriture anglaise exacte serait : « To be, or not... To be! That is the question! » C'est la ponctuation qui est déficiente dans la déclamation habituelle, et on sait que cela change tout! Puis c'est une mauvaise traduction, routinière qui fait traduire l'expression anglaise «... that is the question » par le très faible ici : «voilà la question...».
L'expression anglaise «... that is the question! » ne signifie pas une simple question posée. L'accent est mis ici sur l'être, la décision d'être, et ceci, d'une manière tout à fait volontariste. L'expression revêt le sens de « voilà toute l'affaire! » ou, « voilà toute la question! », avec l'insistance portant sur l'importance vitale, et proprement existentielle puisque c'est en effet de toute la question du sujet dont il s'agit : question d'être et d'existence que le sujet se pose à lui-même pour tracer les limites de sa volonté et conquérir tout son domaine, celui de la souveraineté.
C'est la reconnaissance pour l'existant, en tout cas humain, c'est-à-dire formé à l'aune des discours et des conventions, rôle, dilemmes et luttes sociaux et sociales, que le fait d'être n'est pas suffisant et retombe facilement sur lui-même ; reconnaissance de ce que l'existant doit reprende son être en conscience et le baptiser, littéralement, d'une véritable décision d'être. Oui, être soi, délibérément, passionnément, dès le moment où je prends conscience de mon être et des luttes dont il émerge.
Alors, être, ou ne pas...? être, oui! Il faut décider d'être, à partir d'un certain niveau atteint dans la lutte pour l'existence. Il faut décider d'être, un point de départ, la substance, en tant que sujet, d'une volonté. C'est la bonne intuition. Ici et maintenant. Ça continue, partout, de touter part, mais je commence. Ou plutôt je recommence, parce que je suis à moi même un perpétuel commencement. C'est le même moi mais ce n'est plus le même je.
Je est l'acte à presque continuellement à recommencer pour continuer à faire moi, à persister dans mon être. Et je dis "presque" pour me garder un peu la latitude d'explorer les états de conscience paradoxaux ou altérés. Même le "je", en tant qu'acte, n'est pas automatique. Maintenant, "moi" est une construction historico-mondaine et "ego", même "je" sont relativement indifférents.
(à suivre)
Little poem to Savitri
Did you noticed at last meeting ?
-- our four lips seemed to form
almost the same smile...
Is it because they long to meet ?
-- what do you think
sweet you ?
" Qu'est-ce que l'homme ? " Sur le site de " La Philosophie en Cours " http://la-philosophie.com/qu-est-ce-que-l-homme-philosophie/#comment-454
Ma réponse, rapide, à cette Question (avec un "Q" manjuscule, comme question des questions!), laissé en commentaire sur ce site :
" Bonne question! En théorie, je suis demeuré sartrien. En pratique, non plus marxiste, ma posture semble plus
influencée par Nietzsche pour le désir, Husserl pour l’image, Heidegger pour la solitude… et l’éloignement!
Puis un peu de solipsisme: “Qu’est-ce que l’homme ? Mais c’est moi, évidemment ! ”
Bon, évidemment, cet énoncé lapidaire exigerait de plus amples développements. Quel sujet fascinant ! Mais gare au narcissisme !
C'est LA question qui démarre l'entreprise de Sartre, tout au long des trois milles pages dans L'Idiot de la Famille, en tout cas, apparemment centrée sur le personnage de Flaubert. Mais en fait reconstituant le monde et toute l'époque!, ce fameux XIXe siècle, objet de bien des haines... Du grand Sartre, accomplissement de sa pensée !
Que pouvons-nous savoir d'un homme aujourd'hui ?
Ou, plus précisément, citons le premier paragraphe de la préface :
L'Idiot de la famille est la suite de Question de méthode. Son sujet : "que peut-on savoir d'un homme aujurd'hui? il m'a paru qu'on ne pouvait répondre à
cette question que par l'étude d'un cas concret: que savons-nous -- par exemple -- de Gustave Flaubert? Cela revient à totaliser
les informations dont nous disposons sur lui. Rien ne prouve au départ que cette totalisation soit possible et que la vérité d'une personne ne soit pas plurale; les renseignements sont fort différents de
nature : il est né le 21 décembre 1821, à Rouen; en voilà un; il écrit, beaucoup plus tard à sa maîtresse
: "L'Art m'épouvante"; en est un autre. Le premier est un fait objectif et social, confirmé par des dopcuments officiels; le second, objectif aussi lorsqu.o s'en tient à la chose dire, renvoie,
par sa signification à un sentiment vécu et nous ne déciderons rien sur le sens et la portée de ce sentiment que nous n'ayons d'abord établi si Gustave est sincère, en général et,
particulièrement, en cette circonstance. Ne risquons-nous pas d'aboutir à des couches de significations hétérogènes et irréductibles? Ce livre tente de prouver que l'irréductibilité n'est
qu'apparente et que chaque information mise en sa place devient la portion d'un tout qui ne cesse de se faire et, du même coup, révèle son homogénéité profonde avec toutes les
autres.
Alors, la question est apparemment toute simple. Mais en fait nous voilà devant un vaste programme, et ce, même en choisissant un exemple singulier. Abîmes du particulier. C'est exactement du grand Sartre. on ne doit pas permettre de le laisser sombrer dans l'oubli, aujourd'hui. Donc, conséquemment, nous y reviendrons.Notons simplement pou rle moment le parti pris, existentialiste, d'individualisme méthodologique. L'existence précède l'essence, nous dira-t-on, et la détermine ! Puis, pour le plaisir et la gloire -- ainsi nous saurons exactement où nous en sommes --, allons-y tout de suite du deuxième paragraphe :
C'est que l'homme n'est jamais un individu; il vaudrait mieux l'appeler un universel singulier : totalisé et, par là même, universalisé par son époque, il la retotalise en se reproduisant en elle comme singularité. Universel par l'universalité sigulière de l'histoire humaine, singulier par la singularité universalisante de ses projets, il réclame d'être étudié simultanément par les deux bouts. Il nous faudra trouver une méthode appropriée. J'en ai donné les principes en 1958 [dans Question de Méthode, note jp] et je ne répéterai pas ce que j'en ai dit : je préfère montrer, chaque fois que cela sera nécessaire, comment elle se fait dans le travail même pour obéir aux exigences de son objet.
Avant, donc, de se plonger plus avant dans cette enquête, il faudrait se pencher sur ces questions de méthode. Nous ne perdons pas de vue le but thématique de l'orientation de ce blog spécifique. Vaste programme, aussi : enquête sur la problématique identitaire. Sartre nous aidera à la mesure, considérable, de ses moyens... et des nôtres, plus modestes.
Nietzsche est mon frère. Il a connu nos chants, les a étudiés plus tard. Je ne sais duquel de mes pairs il est la réincarnation, peut-être d'un vieux sage Chinois, qui sait ? Il a refait ma trajectoire, à un niveau métaphorique, son "chemin de croix" intellectuel. Il a connu sa Circé, son "Charybde et Scylla", "ou bien... ou bien...", a maintenu la tension, Dionysos ou Apollon?, il s'est enfui de l'antre de Polyphème (l'Allemagne wagnérienne), il a résisté à l'appel des sirènes.
Puis il a du panache d'un Alexandre en lui, plus que d'un quelconque Agamemnon, vulgaire chef de bande... mais quelle bande! Des héros, nombreux, au premier rang desquels l'immortelle mémoire d'Achille, presqu'aussi puissant qu'un dieu! Sa peau brillait dans le noir, sa sueur au soleil jetai des reflets dorés. Il était plus qu'un homme, sinon Hector, héro intrépide, aurait eu sa chance.
D'autres surent apprendre de leur souffrance. Cela n'est pas un moindre mérite ! Kafka sorti du placard des superstitions sémites. Dostoïevski, le maître, qui pourrait en remontrer à Mohammed, le prophète de la plus mauvaise foi. Cette famille d'esprits d'élite pourrait, si nous faisons l'effort de penser à leur suite, nous montrer la voie hors de l'engloutissement au néant.
Moi, Ulysse, encore vivant, d'une certaine manière, je préside encore au destin de l'Occident.
J'ai vu sur sur WordPress un autre blog à vocation d'éducation philosophique que s'en prenait à mon héros "éponyme", symbole des problèmes de l'identité, présents, passés et encore à venir... Ulysse est calomnié. link S'il vous plaît, lisez cet article. On approche de la topique de mon problème. On me dit "le premier existentialiste"... Je me demande d'abord : est-ce un compliment ? Dois-je me sentir insulté ?
Dans mon ancienne culture, d'origine, la grecque, presque personne ne pensait dans la direction d'un certain monsieur Sartre, un philosophe relativement récent et qui a prétendu définir, pour le domaine de la culture française en tout cas, cette notion (on concept?) d'existentialisme. Peut-être Démocrite ou Épicure... ou encore un de ces esclaves stoïcien qui, maniant le paradoxe aussi bien que les sophistes de la grande époque, pouvaient prétendre être libres sous les fers...
Moi, cet existentialisme, je ne sais pas bien quoi en penser. Doit-il être nécesairement athée ? Je suis bien pour ma part obligé de croire aux dieux puisqu'ils m'ont conféré une forme d'immortalité (je ne peux pas vivre de chair et suivre la trajectoire tortueuse de l'humanité, seul mon esprit plane sur le temps). Et le sort m'a rattrapé. C'est maintenant matériellement vrai que je ne suis plus personne ! Ces dieux (facécieux? polissons? Non! ironiques... d'un profond esprit, surhumain) ont toujours manié le paradoxe, ils adorent tourmenter leurs sujets en épousant les forces du destin.
Considérez dans cet article les phrases ambiguës, telle "L'homme est un devenir dont les habitudes savent se saisir "... Belle illustration du fait, linguistique, que la rime ne fait pas nécessairement sens. Rime n'est pas raison... Est-ce que j'ai choisi la tranquillité finalement ? Douteux. J'ai tout de même chassé les prétendants de mon chateau. J'ai retrouvé ma Pénélope mais bien refroidie... Même mon fils a tourné les talons, quitté l'île pour aller sur le continent, chercher amour et aventures.
Non, la plus dure décision a été de me déterminer à prendre tous les moyens pour quitter Circé. L'île enchanteresse était un véritable paradis... mais habiter un rêve est une injure faite à l'univers. La vie est terrible, le réel implacable. Le bonheur artificiel ou magique soustrait l'être au domaine de la vérité. Encore une fois je n'étais plus personne...
Je voulais tout simplement pouvoir poursuivre ma quête. Ce n'est pas parce que j'ai rangé les armes finalement que je n'ai pas continué à me battre. Le terrain spirituel est peut-être encore plus périlleux que le métier des armes. Alors je poursuis ma quête, au-delà du temps imparti pour ma vie terrestre et je viendrai vous en dire quelques mots, de temps à temps, par ce canal, d'un petit écrivain habitant, comme vous, ce plan d'immanence.
Votre vie est réelle. Rendez grâce aux dieux. N'oubliez pas les déesses !
La philosophie est souvent trop difficile, la litérature souvent trop facile. Entre les deux, j'écris !
* * *
Aujourd'hui, grève! non seulement du social, de l'effort-pour-être mais même de l'existence. Je veux dormir...
* * *
On ne peut se projeter éternellement dans l'avenir. Il est nettement plus réaliste souvent de lâcher prise.
* * *
Viellir est une plaie, pour l'homme ou la femme, surtout considéré du point de vue social ou sexuel. Mais il peut être une véritable bénédiction pour le sage ou le philosophe qui sommeille en vous... depuis très longtemps.
* * *
Vivre le présent ! À chaque jour suffit sa peine, dit-on. demain prendra soin de lui-même... C'est la maxime quiétiste qui peut être utile pour abaisser la tension.
COMMENTAIRE : L'angoisse est ce sentiment paralysant qui origine d'anticipations inquiètes, rarement maîtrisé, il peut pourtant être converti en moteur. La sérénité naïve n'aime pas le courant et encore moins nager contre. La sérénité profonde est souple, glissant imperturbablement au gré de l'impermanence.
* * *
Chaque jour cultiver la Joie, une sorte de contentement, non pas de soi mais en soi alimentée par une capacité d'émerveillement devant les manifestations, révélation dans les circonstances, émerveillement pour plusieurs des multiples facettes, si diverses, changeantes, chatoyantes, de la vie, jeux d'ombres et de lumières. Contrastes. "La vie, en elle, aime ce qui est caché" (Héraclite d'Éphèse)
Ce blog, rare, sera entièrement ou principalement consacré aux questions touchant à la problématique de l'identité.
Il est le septième de ma série de blogs et je ne pense pas lui donner tout de suite une grande importance. Mais il aura le rôle de sécuriser, si possible, des contenus en diversifiant les sources, il pourra jouer d'abord le rôle de blog de dépannage en quelque sorte. Puis, avec le temps, je suis convaincu qu'il prenda plus d'importance car les questions identitaires vont devenir, je crois, de plus en plus obsédantes.
Ceci est le premier article de votre blog. Il a été créé automatiquement pour vous aider à démarrer sur OverBlog. Vous pouvez le modifier ou l'effacer via la section "publier" de l'administration de votre blog.
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